Formation en détail

Avant-propos : Cette page intitulée « Formation en détail » est une page bonus du site internet! Elle a été écrite avant tout dans l’espoir d’aider les jeunes passionnés de cinéma qui cherchent à en savoir plus le cursus d’un apprenti-cinéaste. Ce texte peut-être donc lu sous deux formes: pour en savoir plus sur Barthélemy Thumerelle, ou tout simplement pour lire un témoignage de la formation d’un apprenti-cinéaste. C’est en effet un parcours dont peu de témoignages sont accessibles.

Barthélemy Thumerelle a découvert sa passion pour le cinéma à l’âge de 11 ans, et dès sa rentrée en classe de cinquième, il a commencé sa formation.

La formation de l’apprenti-cinéaste compte trois cycles d’environ trois années chacun.

 

 

LE PREMIER CYCLE : L’ÉVEIL, L’ENVIE

Le cycle de l’éveil, entre la classe de cinquième jusqu’à la fin du collège, a débuté à l’occasion de l’Atelier Cinéma proposé par l’Ecole alsacienne. Les jeunes adolescents sont invités à découvrir le cinéma grâce à une formation mêlant théorie et pratique. L’Atelier Cinéma de l’École alsacienne était alors enseigné par le cinéaste Stéphane Cazes, lui-même ancien élève de l’école. Chaque année, l’apprenti devait écrire et réaliser son propre court-métrage. Cette opportunité de premier cycle, plutôt rare, a joué un rôle déterminant dans la formation de Barthélemy. Cet atelier conforte l’enthousiasme naissant de Barthélemy, et lui apprend l’importance capitale de l’énergie et de la passion propres à faire partager au public une histoire par l’image et le son.

 

 

 


LE DEUXIÈME CYCLE : LA CINÉPHILIE, LA CULTURE

Le deuxième cycle a traversé les années lycée, de la seconde à la Terminale. Il est davantage proposé par les lycées: il s’agit de l’option Cinéma. Celle de l’Ecole alsacienne, enseignée par le très cinéphile Gilles Perrin se concentrait sur des cours théoriques relatifs à l’histoire du cinéma et les différentes sensibilités en matière de mise en scène.  Ce cycle permet aux élèves de découvrir  l’étendue culturelle du 7ème art.

 

 

 

 

 

LE TROISIÈME CYCLE : LE PROFESSIONNALISME, LE MILIEU

Après avoir obtenu son baccalauréat avec mention,  l’apprenti-cinéaste entre à l’EICAR, une école de cinéma de la Plaine Saint-Denis. Déçu de la qualité de l’enseignement et de la frivolité de l’administration, il intègre l’année suivante l’École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle de Paris (ESRA Paris). L’école privée parisienne forme aux différents principaux métiers du cinéma. Barthélemy y obtient son diplôme d’État dans le département cinéma (mise en scène et scénario pour le cinéma) en 2016.

Ce troisième cycle permet d’approfondir la partie technique du cinéma. C’est là notamment que Barthélemy se forme à différents métiers : assistant-réalisateur, perchman, ingénieur du son, décorateur, producteur ou encore chef cadreur. Les stages effectués, les événements, les séances spéciales, les conférences, et les accréditations au cours des années rapprochent les étudiants du milieu professionnel. Il est toutefois bon de noter que ce n’est pas l’école qui ouvrira directement les portes du cinéma à l’apprenti. L’école n’est qu’un outil pour l’apprenti-cinéaste, c’est dans son temps libre qu’il doit mener à bien des projets personnels. Il faut aiguiser sa curiosité et son désir d’aller plus loin dans la créativité.

Au cours de ces dix années de formation, Barthélemy Thumerelle a participé à la création de divers court-métrages. Parfois en tant qu’acteur, parfois en tant qu’assistant-réalisateur, parfois en tant que cadreur, en tant que perchman… Il a pu également réaliser une dizaine de court-métrages (voir la rubrique « Films« ).

 

 

 

 

 

L’ANNÉE A NEW YORK

Vivre une année à l’étranger n’a rien d’obligatoire pour devenir cinéaste. Toutefois, vivre au moins quelques mois à l’étranger, pendant ou à la fin de ses études, est d’une très grande importance pour le développement d’un artiste. Pour deux raisons.

Déjà, l’apprenti peut découvrir de nouvelles façons de créer, examiner les différences entre deux pays en terme de vision, de narration, de production…  Quelles contraintes? Quels avantages? Quelle logique?

Aussi, et c’est là l’essentiel, l’apprenti-cinéaste va devoir se redéfinir en dehors de sa zone de confort. Il va devoir faire des choix, vivre des situations fortes, aller de l’avant, s’ouvrir à une culture différente, s’intégrer dans un nouveau monde, appréhender une nouvelle langue, rencontrer de nouveaux amis, etc… Finalement l’apprenti-cinéaste, plus précisément ici l’apprenti-scénariste, va pouvoir « vivre » avant de « faire vivre ». Il va être pendant ce laps de temps comme un personnage de fiction, il va devoir franchir lui même les péripéties, il va pouvoir lui même tirer des leçons de ses actions etc… Cette expérience, loin de ses proches et de son monde connu, va lui permettre de mieux comprendre ce qu’il avait appris à travers la théorie et les créations précédentes: qu’est-ce qu’une histoire?

De septembre 2016 à septembre 2017, Barthélemy a vécu à New York, dans un premier temps à Brooklyn (Crown Heights), dans un second temps à Manhattan (Upper West Side). Il a étudié trois mois à StoneStreet Studios, une école de cinéma au cœur de Manhattan, dans le cadre d’un programme spécial créé par l’ESRA pour les étudiants souhaitant étudier à New York après l’obtention de leur diplôme. Il a ensuite été pendant quatre mois stagiaire, en tant qu’assistant-monteur à Fiat Lux, une société de production/postproduction de clips et de publicités, située dans le quartier d’arts et d’innovations de Williamsburg, à Brooklyn, face à Manhattan.

Lors de cette année exceptionnelle, Barthélemy Thumerelle découvre et explore d’autres univers. La verticalité de l’architecture de Manhattan et les « openings » des galeries d’artistes de SoHo auxquelles il est invité l’entraîne dans une nouvelle passion pour la photographie.

Puis les peintures murales des rues de Williamsburg et la mode vestimentaire des New-yorkais de ce quartier l’invitent à s’essayer au design et au textile (à travers le design d’illustrations de t-shirts et sweat-shirts et la création d’une boutique en ligne).

ET APRÈS? 

La formation de Barthélemy ne s’arrête pas là. Il y a encore de nombreux projets en cours: expositions de photographies, nouvelles collections de vêtement, projets de court-métrages professionnels… Mais l’objectif majeur à présent c’est l’écriture d’un premier long-métrage. Le long-métrage de cinéma est l’épreuve ultime à franchir pour qu’un apprenti-cinéaste devienne un cinéaste.